Il n'est aucun empire humain, Au dessus de moi je ne vois que des oiseaux de mer.

5 août 2005

Archive carnets

Brouillards argentés !

Quand on est jeune on ne connait pas la nuance
Puis on subit les désillusions du oui et du non catégorique
Alors on doute , on se méfie
Et ce passage là est encore de la jeunesse.



Celui qui veut ôter une idée aux hommes
:
-enlève le ver illogique
-jette le fruit
-mais...
-...au milieu des immondices pousse de nouveaux rejetons
= réfuter ne réfute rien.


La passion donne les opinions
La paresse d'esprit les fige en convictions

Une chose existe -> elle a des droits
DONC
la capacité d'existence -> est une finalité
DE MEME
une opinion qui rend heureux -> doit être vraie car son effet est bon
MAIS C'EST INFONDE
Une chose peut être mauvaise et avoir un effet bon
Une chose peut exister sans avoir de finalité... ?
L'esprit libre dira: une chose rend triste donc elle est vraie.
Non l'inverse.



Le nom de "cyniques" fut donné par leurs adversaires aux disciples de Diogène de Sinope (IVe siècle av. JC) parce qu'ils méprisaient les conventions et vivaient comme des chiens (κύων / kuôn). Le cynisme était un idéal de vie tendant vers l'indépendance totale de l'individu et la sérénité.

C'est la chute qui illumine les pierres et cailloux spatiaux -étoiles filantes.
De même...





Sphinx de la vigne

Souvenirs de bois vert,
brouillard où je m'enfonce.
(136)
La terre est bleue
comme une orange.
(153)
Et quand tu n'es pas là
Je rêve que je dors je rêve que je rêve.
(154)
Je te cherche par-delà l'attente
Par delà moi-même
(...)
Lequel de nous deux est absent.
(168)
Passage où la vie est visible.
(215)
[ELUARD]




Angasana "n'oubliez pas, on vit juste pour quelques rencontres." François Cheng


Celui qu'entoure la flamme de la jalousie, celui-là, en fin de compte, pareil au scorpion, tourne contre lui-même son dard empoisonné.
N

Tout acte exige l'oubli.
N

L'âge est une confiserie qui ne régale que les petits enfants.



"L'amour commence par l'amour, et l'on ne saurait passer de la plus forte amitié qu'à un amour faible."
Jean de la Bruyère, Caractères




Le récit de la mort de Zénon (inventeur présocratique de la dialectique), constituant un exemple de courage et de résistance face à la tyrannie, prouve qu'il ne fut pas qu'un froid logicien mais aussi un homme engagé :

Ayant entrepris de renverser le tyran Néarque (...), il fut arrêté (...). Interrogé sur ces complices et sur les armes qu'il avait fait livrer à Lipara, il cite les noms de tous les amis du tyran, dans l'intention de l'isoler des siens. Ensuite, sous prétexte de révélations confidentielles sur certaines personnes, il mordit cruellement le tyran à l'oreille et ne lâcha prise que blessé mortellement (...). À la fin, il trancha sa propre langue avec ses dents et la lui cracha au visage. (Diogène Laërce, Vies des philosophes illustres, IX, 26-27)
Zénon d'Élée, à qui Denys demandait en quoi consiste la supériorité de la philosophie, répondit : Dans le mépris de la mort ! et c'est avec impassibilité que, sous les coups du tyran, il confirma son propos jusqu'à la mort. (Tertullien, Apologétique, 50)




Use trance music and trance dance experience to set off a chain reaction in consciousness
Goa Gil (1996)

Fin de l'enfance: <=> parents Fin de la préadolescence: <=> milieu social Fin de l'adolesence: <=> société Fin de ?: <=> dieu (pour Nietzsche par ex.) [<=> : révolte]
BUT : Révolte pour obtenir des droits
__BUT détourné: Volonté de puissance

Chacun ne peut pas être autre chose que lui-même: nous nous enfermons dans notre propre prison. D'où l'intérêt du polypsychéisme.

Si nous étudions chaque fragment de l'histoire, nous ne voudrons y revenir car l'esprit de l'époque nous pèserais comme 100 atmosphères. Mais pourquoi supportons-nous notre époque alors ? Car nous l'avons en nous.


10 juillet 2005


Tu as une machine à convictions, je n'ai qu'une poubelle à opinions.

5 juin 2005

Archive carnets


Les règles sont utiles aux talents et nuisibles aux génies (Hugo)

L'absence d'indice est un indice en soi.


"Quand Dieu permet que nous soyons plus fortement attaqués [du désespoir de jamais ne sortir de cette mélancolie ], son dessein est de nous obliger de recourir à lui... C'est une médecine un peu rude, mais fort efficace pour opérer dans les âmes de merveilleuses guérisons."
Rigoleuc, lettre 25, à une religieuse ursuline. (Paroles faciles...)

Dans le dos d'Amour, il y a dans un berceau, le Néant et l'Absolu.
Parler est le propre de l'homme. Dire est le propre du surhomme.
L'image de toi-même que tu cherches à m'imposer n'est pas celle que je regarde.
Taisez-vous. Qui dit que j'eusse demandé ? Mais la décision est à Dieu ce que la croix gammée est à Hitler.
Je préfère le saule à Dieu, car seul le premier peut être "pleureur".
Il y a plus de singe en l'homme que de singe dans le singe. (et réciproquement)


L'homme est fait d'un bois si noueux qu'on ne peut y tailler des poutres droites" (Kant)


Chaque jour, chaque moment, est un commencement. (Amos Booth, 20/06/05)


Sartre dit: "pouce, je ne joue plus" (p.23 (la Nausée))
"Je suis seul au milieu de ces voix joyeuses et raisonnables"
"Nous sentions qu'il formait dans sa tête des pensées de crabe ou de langouste" (p.24)


Hasard et logique sont deux termes scindeurs d'une simple et seule logique. Cette chose est l'origine de nos actes futurs, à défaut, passés, à regret.


Agrandir relativise.
(et réduit).


"La langue des doigts" (cf. N)
Il ne subsiste qu'un tas de noyaux sur mon assiette. De ceux qui me côtoient, même procédé. [Germeront-ils, un jour, après que j'eusse eu mangés leur pulpe ?]

"Le poisson recherche les grandes profondeurs, l'homme cherche le bonheur" Mais il arrive aussi à l'homme de vouloir plonger dans les profondeurs bien qu'on y est mal, quelque fois même très mal. Il est difficile d'expliquer pourquoi celà se passe ainsi. On qualifie ce besoin de trouble mental, de maladie psychique. En tout cas dès que l'homme remplace 'bonheur" par "profondeur", ses semblables cessent de le comprendre et s'écartent de lui. Chestov, les grandes veilles, préface.

Ce que nous appelons "la dignité humaine" ne se réduit-elle pas à l'art de cacher habilement derrière l'orgueil, l'éternelle et douloureuse envie ? idem p.15 "Plus on s'enfonce dans la forêt, plus on trouve de bois à ramasser" (Dicton russe)

Qui s'excuse s'accuse.

"Vous savez qu'aux alentours de 58 ans, (...) eh bien, c'est le moment où vu le travail qui a été fait, l'âme va décider si oui ou non elle va continuer d'éclairer, car c'est un phare, elle continue d'éclairer la personne -ou pas-. Si elle dit non, vu ce qui a été fait jusque là, "c'est vraiment pas la peine, il n'y a plus rien à en tirer", ça peut provoquer la mort, dans les quatre ans qui suivent. Bon, ou bien, pour des raisons liées à la famille, à l'ensemble, (il y a pas beaucoup d'autre choses), l'âme se contente de se retirer, c'est à dire que le phare se etourne et va travailler avec l'esprit. (qui est encore plus haut) (ndlr: l'âme plus basse que l'esprit ??) et cesse d'éclairer completement la personnalité, le "petit moi" qui se trouve en dessous. Qu'est-ce que ça provoque ? Dans les 4 ans qui suivent, une lente descente, quelque fois plus rapide, vers le négatif. Toutes les personnes à qui ça arrive deviennent progressivement gateuses, alzeimer, tout ce que vous voulez, et c'est inexorable.

Et pas la peine de discuter, c'est pas la peine de négocier, (...) J'vous rassure vous vous en aperçeverez pas, ... ça se passera tellement en douceur. Les autres : oui, mais vous non ! (rires) Pour moi, c'est la preuve la plus impressionnante de l'existence de l'âme, c'est ce que deviens une personne humaine quand l'âme se retourne et deviens une âme animale simplement. (Conférence de Patrick Brasseur, dec 04/01, téléchargeable sur psychosophie.com )



J'agis par incapacité d'être : suis-je possédé.

Décider de ne plus connaître quelqu'un permet de le reconnaître.

-Je veux te montrer quelque chose. -Maintenant, à cinq heures du matin ? -Il y a des choses que l'on ne peut voir que dans le noir. L'ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule. idem


Système des crises:
Unaires: Qui touche à nos valeurs propres, idéaux, fondations.
Secondaires: Qui touche à ce qu'amène nos bases et idéaux dans la vie quotidienne.
Tertiaires: Qui touche aux rendements de notre vie quotidienne et à notre façon d'être. (d'apparaître)
Une crise tertiaire peut déclencher une secondaire puis une unaire et inversement.
Certaines crises peuvent être récurrentes et agir par cycles.


"Vous êtes une dangereuse monomaniaque"



"Il n'y a pas chez toi, le 1% de génome qui fait du singe un homme"


Toute la profondeur que nous prêtons à de certains états n'est due qu'à leur éloignement de l'état de la vie normale, et non à leur rapprochement de choses très importantes et très cachées. Valéry, Tel Quel, p.49


Ce qui compte: aime ton prochain comme toi-même, voilà ce qui compte - c'est tout, et il ne faut rien d'autre: tu trouveras tout de suite comment construire. Et pourtant, tout celà, ce n'est rien qu'une vieille vérité qu'on rabâche, qu'on a lue des billions de fois, mais, voilà, elle n'a pas pris racine ! "La conscience de la vie est supérieure à la vie, la connaissance des lois du bonheur -supérieure au bonheur", voilà ce qu'il faut combattre !
Dostoïevski, p.58, le rêve d'un homme ridicule


J'ai regardé une lampe crue. Et j'ai fermé mes yeux. Des centaines d'autres sont apparues. Nos perceptions sont ce tapis d'illusoire mal tressé...

JE=JE -----X-----JE=EUX

x=équilibre dynamique.

L'adolescent tend vers JE=EUX en pensant tendre vers JE=JE.
L'enfant est, à la source, un JE=EUX extrême.
L'adulte tournoie autour de X.

Telle est la tristesse inséparable de toute vie finie, [...] une tristesse [...]qui jamais ne devient effective et sert à donner la joie éternelle de la surmonter. De là viennent le voile d'affliction qui s'étend sur toute la nature, la mélancolie profonde et inaltérable de toute vie.
il n'y a donc de vie qu'en la personnalité, or, toute vie repose sur un fond obscur, qui doit aussi servir de fond à la connaissance.
Schelling, De l'essence de la liberté humaine.


(...) la spirale où tout essai pour penser la pensée se trouve empêtrée dans le processus de la pensée, dans son autoréférence, le célèbre "je pense, donc je suis" est finalement une tautologue sans limite. Nul ne peut s'en extraire.
Georges Steiner, Dix raisons (possibles) à la tristesse de pensée (ouvrage très appréciable :)


Il entre de la monomanie dans certaines intensités de pensée (les lasers peuvent brûler)
idem
(ndrl: d'où la phrase de tout à l'heure: "vous êtes une dangereuse monomaniaque")



Les 10 raisons évoqués par Steiner:
1/La pensée est close, mise en abyme, sans fin. (miroirs)

2/La pensée est incontrôlable

3/La pensée est personnelle mais les idées, peu originales, peu novatrices

4/La pensée en quête de vérité n'a pas de jouissance

5/La pensée n'est pas physiquement économe (mieux vaut ne pas penser)

6/Il n'y a pas de lien direct entre pensée-->action (=inaccomplissement) 7/Incompréhension par parole

8/Personne ne comprend l'idiolecte de chacun (=solitude) (idiolecte=ensemble des manies, clins d'oeil, vocable gestuel, etc, de chacun)

9/La pensée de haut vol est rare

10/La pensée des grandes valeurs (Dieu, la vie, etc), se termine en effet supermarché



C'est ma forme verbale, et non le contenu, qui donne une impression de nouveauté.
Alexander Pope (cf. tristesse 3/)
"Vérité en deçà des Pyrénées" Pascal
Affirmer que penser la pensée est sans fin, penser que la pensée à été pensée et le dire, et penser ce que je viens d'affirmer, etc, etc (tristesse 1/)
"Nous tâchons de nous traduire mutuellement" Langage des signes, connotations, références, ... = idiolecte. (tristesse 8/)


"les sourires sont presque l'antithèse du rire." (p.141, idem)
"La vérité est perpetuellement en exil." Baal-shem Tov (tristesse 4/)
"Il en est, peu nombreux, qui sont forcés de saisir la foudre à peines mains" (Höderlin) (tristesse 9/)

Ce qui suit est cité de : L'esprit de la solitude, Jacqueline Kelen "Dans le désespoir, le mourir se change continuellement en vivre (...) jamais le désespoir , ver immortel inextingoinble feu, ne dévore l'éternité du moi, qui est son propre support"
Le désespoir c'est quand je dis: "je suis César ou rien", et que, je ne suis pas César. Donc je détruit mon moi devenu Rien. (ce moi peut être régi de l'extérieur ou de l'intérieur)
Quand l'on désespère d'une chose précise, le mal "couve". Le désespoir s'élargit vite.
Habitare secum (habiter avec soi)
"Tout à l'égo"



Ce qui suit provient d'Arthur Schnitzler (relations et solitude, ed. Rivages, 1988)


"Il y a plusieurs sortes de solitude, plus pures, plus douloureuses, plus profondes que celles que l'on a coutume de qualifier ainsi. Ne t'est-il encore jamais arrivé, au milieu d'une nombreuse société, d'avoir l'impression, juste après t'être encore senti très bien et très à l'aise, que toute les personnes présentes étaient des fantômes et que tu étais le seul personnage vraiment réel parmi eux ? Ou n'as-tu jamais pris conscience, en plein milieu d'une conversation très stiulante avec un ami, que toutes vos paroles étaient absurdes et qu'il n'y avait aucun espoir de vous comprendre jamais ?




Aimer quelqu'un, ce n'est pas lui sacrifier sa solitude mais lui révéler sa propre solitude. Aimer l'autre, c'est aimer la solitude à jamais étrangère, inaccessible, de l'autre. idem p.49 (l'esprit de solitude)
Faire fleurir comme rose la solitude (Thoreau)
Si riches soyons-nous, ce qui nous appauvrit, c'est l'impuissance à être seuls. F.Hölderlin
"Ce qui me frappe depuis que je pratique la psychanalyse, c'est la positivité de l'inconscient, reprend Anne Dufourmantelle. Tous les symptômes sont produits pour éviter le pire. La logique de l'insconscient est de monter des digues en amont. Même dans les cas de symtpômes les plus durs. L'anorexie, la boulimie, par exemple, sont des protections de quelque chose de pire." Le Monde 2, 16/07/05

"si bien refoulé qu'on arrive à l'idée que c'est un choix" idem

David le Breton: "l'extrême contemporain condamne le corps, si peu à la hauteur des avancées technologiques de ces dernières décesnnies, écrit-il dans L'Adieu au corps, un corps qui de plus en plus est vécu comme un membre surnuméraire qu'il faudrait supprimer"



voir: http://perso.wanadoo.fr/bernard.langellier/menhumour.html




5 mai 2005

Archive carnets

Pterophore


"Moi-même revêtant le masque animal dont se couvre le sorcier de la grotte dite des Trois Frères, je m'étais imaginé devant vous, en face d'un autre animal, un vrai celui-là, supposé géant pour l'occasion, une mante religieuse. Comme, le masque que je portais, je ne savais pas quel il était, vous imaginez facilement que j'avais quelque raison de n'être pas rassuré, pour le cas où, par hasard, ce masque n'aurait pas été impropre à entra
îner ma partenaire dans quelque erreur sur mon identité. La chose était bien soulignee par ceci, que j'avais ajouté, que je ne voyais pas ma propre image dans le miroir enigmatique de globe oculaire de l'insecte. Lacan, p.14 idem


Mais un évènement n'est-il pas au contraire plus important et chargé de signification qu'il dépend d'un plus grand nombre de hasards ?
Seul le hasard peut nous apparaître comme un message.
Kundera, l'insoutenable legereté de l'être, p.76

Qu'est-ce que nous refractons ? Les ailes que nous n'avons pas. (char p.492)

Dans le goût des jeunes gens pour la tragédie, dans leur manière de se prophétiser de sombres destinées, de penser du mal des hommes, se cache quelque chose de ce plaisir qui, leur vient à entendre quelqu'un s'écrier: "comme il est averti pour son page; comme il connaît déjà le train du monde !"

(Nietzsche)


"Tout ce qui est cher aux hommes, tout ce à quoi ils tiennent, lui devient inutile et complètement étranger... Les vaisseaux sont brûlés, la voie du retour est interdite, il faut aller de l'avant, vers un avenir inconnu et toujours terrible. Et l'homme avance, sans même se demander ce qui l'attends...sur son visage où se reflète douloureusement son inquiétude, dans ses yeux qui brillent d'une lueur étrange, les hommes veulent discerner les signes de la démence, afin d'obtenir ainsi le droit de renoncer à lui; et ils invoquent alors l'appui de leur idéalisme et ces théories de la connaissance qui leur on permis de vivre paisiblement au milieu des énigmes mystérieuses et des terreurs qui les entourent. "
Chestov

"Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?"

Toujours. Que l'on ignore le flegme du carillon des hirondelles en cire. Il apparaît au jour des monts innombrables. Et n'avancent...les cytises...d'orioles...

L'art moderne sombre dans son intellectualisation, ne fait plus appel à l'esthétique et à son mystère, mais à la raison.

En Dieu, je vois l'innocence d'un enfant que l'on n'a pas surveillé...

J'aurais aimé que Notre Père soit rééligible tous les 5 ans. Ce n'est pas que j'en aurais choisis un autre, mais que de cette façon il tiendrait ses promesses électorales.

"J'aime celui qui veut créer par-delà lui-même et qui périt ainsi." Ainsi p. Z, Nietszche

"Quand vous avez un ennemi, ne lui rendez pas le bien pour le mal, car celà lui ferait honte. Mais prouvez-lui plutôt qu'il vous a fait du bien. "
idem

"Le plus lointain de l'homme, sa plus grande profondeur, ce qu'il a de plus haut, haut jusqu'aux étoiles, sa force "énorme": tout celà n'écume-t-il pas, ne s'affronte-t-il pas dans votre marmite ?
Quoi d'étonnant que plus d'une marmite se brise !"
idem

"Ne levez plus les bras contre eux ! [les petits et les plitoyables] Ils sont innombrables et ce n'est pas ta destinée d'être un chasse-mouches.
Ils sont innombrables, ces petits et ces pitoyables; et il y a de nobles architectures que des gouttes de pluie et de mauvaises herbes suffisent à ruiner.
Tu n'es pas une pierre, mais déjà toutes ces gouttes de pluie t'ont creusé. Tu vas te briser et tu vas éclater à force de gouttes."
Ainsi parlait Z, Nietszche

"Mais toi qui es profond, tu souffres trop profondement de petites blessures; et avant même que tu ne sois guéri le même ver empoisonné et s'est mis à ramper sur ta main."
idem

"Parce que tu es doux et d'âme juste, tu dis: "Ils sont innocents de leur petite existence". Mais leur âme étroite pense; "Tout ce qui existe de grand est coupable".
idem

"Même si tu leur est indulgent, ils se sentent encore méprisés par toi; et ils te rendent les bienfaits par des méfaits cachés."
idem

Oui, mon ami, tu es la mauvaise conscience de tes prochains; car ils sont indignes de toi. C'est pourquoi ils te haïssent et aimerais bien te sucer le sang."
idem

"Aujourd'hui encore tu souffres du grand nombre, toi qui es un: aujourd'hui encore tu as tout ton courage et tes espérances.
Mais un jour la solitude te fatigueras, un jour ta fiereté se courbera, et ton courage grinçera des dents. Un jour tu crieras: "Je suis seul".
Un jour tu ne verras plus tes hauteurs mais tu verras de par trop près ce qui es bas; ce qu'il y a en toi de noblesse se remplira de crainte comme un fantôme. Tu crieras un jour: "Tout est faux !".
Il y a des sentiments qui veulent tuer le solitaire, s'ils n'y parviennent pas, c'est eux-même qui doivent mourir ! Mais es-tu capable d'être meurtrier ?"
idem

Ils jettent injustice et ordure contre le solitaire: mais, mon frère, si tu veux être une étoile, il te faut néanmoins les éclairer autant !
Et méfie toi des bons et des justes, ils aiment à crucifier ceux qui s'inventent leur propre vertu-ils haïssent le solitaire. (...)
Et méfie-toi aussi des accès de ton amour ! Par trop vite le solitaire tend la main à celui qu'il rencontre.
A certains hommes tu ne dois pas donner la main, mais seulement la patte: et je veux que ta patte ait aussi des griffes.
Mais l'ennemi le pire que tu puisses rencontrer, tu le seras toujours toi-même; tu te guettes toi-même dans les cavernes et les forêts.
idem

J'ai vu des choses pires et certaines si répugnantes que je n'aimerais pas en parler et pas même me taire à propos de certaines autres: à savoir des êtres humains, à qui tout manque, excepté une chose dont-il ont de trop , - des êtres humauns qui ne sont rien d'autre qu'un grand oeil ou une grande gueule ou un gros ventre ou quelque chose d'autre de grand - je les appelle des estropiés à l'envers.
idem

Pour que la vie soit bonne à regarder, il faut qu'elle soit bien jouée: et pour celà il faut de bns acteurs. Je trouvais tous les vaniteux bons acteurs: ils jouent et veulent qu'on aime les regarder, - tout leur esprit s'attache à cette volonté.
Ils se mettent en scène, ils s'inventent eux-mêmes; j'aime contempler la vie dans leur voisinage, -celà guérit de la mélancolie.
idem

Ô Zarathoustra, celui qui doit porter des montagnes, celui-là transporte aussi les vallées et les dépressions.
idem

Il n'est rien qui te mène, tu es
[toi-même la roue
Qui roule d'elle même
Et n'a de cesse
(Der chembinische Wändersmann -Angelus Silesius)

Je te vois assourdi par le bruit des grands hommes et déchiré par l'aiguillon des petits.
N

S'il existe une expression familière s'appliquant parfaitement à notre société, c'est bien celle de "se prendre la tête". Traduisez: nous pensons au dessus de nos moyens et nos prétentions à l'intellectualisme font suinter un jus de crâne très proche du jus de poussier.
Philippe Bouvard, in figmag n18915 p.166

Dieu n'a travaillé qu'une semaine, et son exemple me plaît.

Le lobby des rares amateurs de la spécialité a obtenu plus d'un million d'euros de l'Union européenne pour construire, à Skeppsmalerr, en Suède, le musée du hareng fermenté.

(...) cette lucidité inconsciente qui nous dit qu'il ne faut jamais donner raison à ceux qui l'ont déjà.
Jean Baudrillard, in le Monde2, n67, p.40

Plus nous pensons la souffrance, plus nous souffrons.

Préfère le désir à sa concrétisation. Psychotrappe...

5 avril 2005

Archive carnets

Nous aimons la vie non parceque nos sommes habiles à vivre, mais parceque nous sommes habitués à aimer.(p-char P.333)


J'ai pour Aïeul le Père et le
[Maître des Dieux
Le ciel, tout l'Univers est
[plein de mes aïeux
Où me cacher ? Fuyons
[dans la Nuit infernale.
Racine, Phèdre, (IV-6)

La -pensée-, un chemin/champ de traverse ?Pourquoi l'homme a-t-il instinctivement horreur du néant ? "Parce que le néant n'existe pas" (Kardec, livre des esprits)

Veux-tu dire si, comme homme, il se plaint de la vie qu'il a ? S'il la voudrait autre ? Oui; s'il regrette le choix qu'il a fait ? Non; il ne sait pas qu'il l'a choisie. L'esprit, une fois incarné, ne peut regretter un choix, dont il n'a pas conscience, mais il peut trouver la charge trop lourde, et s'il la croit au-dessus de ses forces, c'est alors qu'il a recourt au suicide.
idem, p.160

388. Les rencontres que l'on fait quelquefois de certaines personnes et que l'on attribue au hasard, ne seraient-elles pas l'effet d'une sorte de rapports sympathiques ?"Il y a entre les êtres pensants des liens que vous ne connaissez pas encore. Le magnétisme est le pilote de cette science que vous comprendrez mieux plus tard."

Les hommes d'intelligence et de génie puisent-ils toujours leurs idées dans leur propre fonds ?"Quelquefois, les idées viennent de leur propre Esprit, mais souvent elles leur sont suggérées par d'autres Esprits qui les jugen capables de les comprendre et dignes de les transmettre. Quand ils ne les trouvent pas en eux, ils font appel à l'inspiration; c'est une évocation qu'ils font sans s'en douter.


Le Dao engendre l'Un
Un engendre Deux
Deux engendre Trois
Trois engendre dix mille êtres
Les dix milles êtres portent
Le yin sur le dos et le yang dans les bra
sMêlant leurs souffles, ils réalisent l'harmonie.
(un yin, un yang, tel est le Dao)
Livre de la Voie et de sa Vertu (Daodejing) Laozi

"Méditation" en sanscrit signifie 'élimination des désirs' en chinois. Si on peut éliminer les désirs, alors le coeur est vide. Quand il est vide, les dix millesimages y pénètrent. Si celles-ci pénètrent dans le coeur, des débordements se produisent nécessairement et forment ces mots.

285.58 Deux personnes, en s'évoquant réciproquement, pourraient elles se transmettre leurs pensées et correspondre ? "Oui, et cette télégraphie humaine sera un jour un moyen universel de correspondance."

IV- Au plus fort de l'orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer.C'est l'oiseau inconnu; Il chante avant de s'envoler. (char)

Vous tendez une allumette à notre lampe et ce qui s'alllume n'éclaire pas. C'est loin, très loin de vous, que le cercle illumine. (idem)

Ce qui importe le plus, dans certaines situations, c'est de maîtriser à temps l'euphorie. (idem)

Qui agit [sur un être] échoue,
Qui se saisit [d'un être] le perd
Comme le sage n'agit pas;
aussi n'échoue-t-il pas,
Comme il ne saisit pas,
aussi (ne perd-il rien)

Le grand Un généra l'eau. L'eau en retour assista le grand Un; c'est ainsi que se constitue le ciel. Le ciel en retour assista le Grand Un; c'est ainsi que se constitua la terre. Le ciel et la terre {en retour s'assitèrent {l'un l'autre}}; c'est ainsi que se constituèrent les lumières spirituelles. Ces lumières spirituelles s'assistèrent en retour les unes les autres; c'est ainsi que se constituèrent le yin et le yang. Le yin et le yang s'assistèrent en retour l'un l'autre, [les unes les autres 2 à 2 ?)]; c'est ainsi que se constituèrent le glacial et le brûlant. Le glacial et le brûlant s'assistèrent en retour l'un l'autre, c'est ainsi que se constituèrent l'humide et le sec. L'humide et le sec s'assistèrent l'un l'autre, c'est ainsi que se constituèrent les années lesquelles [se suivirent] pas à pas l'une l'autre.
Depuis l'antiquité,les années ont été générées par l'humide et le sec. L'humide et le sec ont été générés par le glacial et le brûlant. Le glacial et le brûlant, les 4 saisons, ont étés générées par le yin et le yang. Le yin et le yang ont été générés par les lumières spirituelles. Les lumières spirituelles ont été générées par le ciel et la terre. Le ciel et la terre ont été générés par le Grand Un.
Ainsi, depuis l'antiquité, le Grand Un était en dépôt dans l'eau et se mouvait ainsi les saisons. Lorsqu'une période [s'achevait], de nouveau {une autre commençait ?} Il régulait [les périodes comme s'il était] la mère des dix milles êtres. Un moment épuisé, puis à nouveau rempli. On peut le considérer comme le régulateur qui définit le règle constante des dix mille êtres. C'est ce que la terre ne peut enfouir [mais aussi tout] ce que le yin ni le yang ne peuvent constituer !L'homme de bien sait, lui, que celà s'apelle {le Dao}.
Le taiyi shengshui, ou "le grand un généra l'eau" (anonyme)


A l'heure où Platon inventait une façon philosophique de mourir dans la représentation des dernières heures du condamné Socrate, et appariait la mort à la philosophie comme un même art de la déliaison de l'âme et du corps, les disciples et sectateurs de Confucius rapportèrent que leur maître évitait de parler du surnaturel et de l'étrange ou de l'après-vie, et tenait les dieux à distance.
Romain Graziani, Un monstre deux morts et mille métamorphoses, in l'infini 90 printemps 2005

Celui que je suis maintenant est l'Oublié de celui d'avant , de celui d'après. Les temps me fait léviter entre ses mains. Funambule, je surplombe...

Est-ce utile, dans un sens, que tu dises qu'il n'y a pas de sens à te dire sans cesse qu'il n'y a aucun sens à te dire celà ?

A la fois vivre, être trompé par la vie, vouloir mieux vivre et le pouvoir, est infernal. (char)

Ecriture automatique :
Y-a-t'il de lendemain si toi soyons prêtre ce jour et pourrions semer l'antagonie de tes sens ?Tu es l'impair du ...Tu peux détruire l'âme qui empiète sur ta raison et supprimer l'icone des jours.C'est la fin de toute vie raisonnée qui distingue la fin du temps présent.
Je vis sur la masse d'incultes qui peuplent les lacs de la folie. Il en advient qu'une mince couche d'ignorants survivent à mon passage.
Mon passage est le linchage des pêchés. Il verdoie ensuite le limbeau des pêchés flottants.
Regarde devant toi l'intéret que représente les sources avec lesquelles tu joues et fais-en un fleuve démesuré. Il sera tien et suivra le flegme du temps.
Tu ennuies ta peau contre le chaudron du temps.

Tandis que ma solitude englobait le noir d'alentour et devenait plus vaste que lui (cioran, p.236 du précis)

Combien j'exècre, Seigneur, la torpitude de ton oeuvre et ces larves sirupeuses qui t'encensent et te ressemblent ! (p.199)L'espoir est une vertu d'esclaves (p.219)

Le vrai contact entre les êtres ne s'établit que par la présence muette, par l'apparente non-communication par l'échange mystérieux et sans parole qui ressemble à la prière intérieure. (idem)

MAGNETARS27 dec (flash gamma) (constellation du Sagittaire)équivalent de la production solaire en 10 000 ans.50 000 AL de la terre-> SGR 1806-20(soft gamma ray repeater)Les flashs, produient par l'effondrement d'un étoileSGR se différencie(effondrement d'une étoile à neutron ? car 1 sec et pas 2)-> CAR aussi, étoiles à N sont dotés d'un énorme champ magnétique.donc = magnétarsalors, pourquoi ce champ magnétique énorme ?hypothèses: phénomène de dynamo dans l'étoilemagnétar: vie: 10000 ansétoile à neutron: nait de l'effondrement d'une étoile massive arrivée en fin de vie.astre très dense (1.5 ) 3 fois la masse du soleil pour 10 km de diametre

(...) je ne peux pas les haïr, parce que rien ne m'unit à eux; nous n'avons rien en commun.(Kundera, I p.45)

Il y a fondamentalement dans tout être son anti-être. Appelez ça comme vous le voulez.

Puisque la Voix est l'Intellect, l'évolution d'un être (animal en l'occurence), se mesure selon ce qu'il dit. Car ce qu'il dit est du même niveau d'évolution que ce qu'il pense. Ce qu'il dit, c'est à dire, la richesse de la diversité des moyens de communications qu'il a avec ses semblables.

Evolution: gestuelle->voix->Pensée-> ?

(...) Je te désire, même si je ne le sais pas (...) Partout où elle réussit, toute inarticulable qu'elle soit, à se faire entendre, celle-là, je vous assure est irrésistible.Et pourquoi ? Je ne vous le laisserai pas à l'état de devinetteSupposons qu'elle soit dicible. Qu'est-ce que je dis par là ? Je dis à l'autre que, le désirant, sans le savoir sans doute, toujours sans le savoir, je le prends pour l'objet à moi-même inconnu de mon désir. C'est à dire, dans notre conception à nous du désir, je t'identifie, toi à qui je parle, à l'objet qui te manque à toi-même. En empruntant ce circuit obligé pour atteindre l'objet de mon désir, j'accomplis justement pour l'autre ce qu'il cherche. Si, innocemment ou non, je prends ce détour, l'autre comme tel, ici objet -observez-le- de mon amour, tombera forcément dans mes rets.
Lacan, séminaire , l'Angoisse, p.38


Le sage nous dit n'agir sur rien et personne, et ne désirer n'avoir aucun désirs;Misérable personnage qui désire, n'agit, ne saisit que lui-même !


Trois réactions (Eloge de la fuite, Henri Laborit)
-combattre (naturel mais spirale répétitive destructrice)
-ne rien faire (coup asséné à soi même)-fuite:
-fuite chimique (drogues/antidepresseurs/etc efface l'agression subie mais le réel n'est plus supporté)
-géographique (rafraichissant/ se déplacer sans cesse)
-artistique ( transformer / effet de catharsis/ transfert)

J'aurais toujours vécu
dans un nuage d'air doré
(Le figuier du désert, Claude Vigée)


Notre intellect a réaisé des prodiges et, pendant ce temps, notre demeure spirituelle est tombée en ruines. Nous sommes on ne peut plus profondément convaincus qu'avec le télescope le plus grand et le plus moderne construit en Amérique on ne découvrira aucun empyrée derrière les nébuleuses les plus lointaines, et nous savons que notre regard errera desespérement à travers le vide mort des espaces incommensurables.Et les choses ne vont pas mieux quand la physique méthématique nous découvre l'univers de l'infiniment petit. Finalement, nous exhumons la sagesse de tous les temps et de tous les peuples et découvrons que ce qu'il y a de plus cher et de plus précieux est dit depuis longtemps dans le plus beau des langages. Tels des enfants avides, nous tendons les mains vers ces richesses et croyons que si nous les saisissons, nous les posséderions aussi. Mais ce que l'on possède n'a plus de valeur et les mains se fatiguent de saisir, car il y a des richesses partout, aussi loin que s'étend le regard. Toute cette possession se transforme en eau et plus d'un apprenti sorcier a fini par se noyer dans ces eaux qu'il a lui-même appelées, à moins qu'il n'ait auparavant succombé à la folie salvatrice de penser que telle sagesse est bonne et telle autre mauvaise. c'est parmi ces adeptes que se rencontrent ces malades angoissants qui croient avoir une mission prophétique à remplir.
Jung



Mais la vie psychique de l'homme civilisé est remplie de problèmes; qui plus est, on ne peut penser sans eux. Nos processus psychiques sont, en très grande partie, des réflexions, des doutes, des expériences (...)Nous devons l'existence de ces problèmes à l'élargissement de la conscience: ce sont là des dons funestes de la civilisation. Le fait même de s'éloigner de l'instinct, ou de se dresser contre lui, créé la conscience.
Idem