Il n'est aucun empire humain, Au dessus de moi je ne vois que des oiseaux de mer.

29 mars 2012

Deux trois trucs écrits au passage...

L'intellect est dans le temps, la conscience ne l'est pas... Elle est si subtile qu'il faut une absolue "stillness of mind" pour qu'elle se pose, qu'elle SOIT, comme une grâce, dans la pure perception.

Les lignes de temps sont réelles car propres à la conscience, dont une facette, un fragment, une couleur, est l'intellect.

Je fais ce que la conscience me dit de faire ainsi je Suis sans être troublé par la personnalité et ses expériences innombrables qui essaiment en mon esprit de lourdes pensées. Je Suis parce que Je Fais et ainsi Je Perçois sans interruption ce qui Est.

Être au-dessus de l'expérience, c'est le but. La conscience est au-dessus de l'expérience, dans la tranquillité de l'univers. Toujours monter pour la rejoindre, sortir du maelström qui nous tire dans le temps... Juste Être pour Voir.

Quand vous êtes dans le monde, ne le vivez pas, mais attestez-le par une observation qui relie l'être à ce qui l'entoure en témoignant des deux qui sont "un" pour la conscience... Car le souvenir est dans l'esprit, il est Un avec lui, perception accueille le perçu qui est Un.

Sans cela vous oublierez qui vous êtes - un - et feriez autre chose que ce que fait l'Être en s'exprimant Tel Quel. Alors vous créeriez du temps vécu qui est souvenir passé et futur...

Les temps vécus doivent être observés par la conscience dans son amour de la personnalité qui vit dans le temps, pour que sa volonté soit faite. Ce qui vit doit se ressouvenir de ce qui l'aime et de ce qui le fait vivre, qui est quelque part au-dessus de la tête; adoubant le corps, le sentiment, l'esprit... par son amour.

Oublié et non accepté, car la personnalité veut "plus" que la simplicité de l'étant; l'amour de la conscience n'est pas perçu et donc il ne nous nourrit plus. C'est la chute.

Le vide par où passe l'amour - perception - est à trouver en chaque situation.

La conscience ne peut pas contrôler, elle ne peut que voir. Elle est être. Les tentatives de contrôler une situation sont comme de contrôler son être, être autre chose qu'être, ce qui est impossible et qui est seulement une illusion, un obscurcissement de ce fond "vide" de soi.

Être signifie voir son illusion incomplète et donc la voir est synonyme de l'aimer. Ainsi la grâce en soi rectifie et complète l'image de soi que l'on est illusoirement. Ainsi être "vu" est l'essentiel, être "disponible" devant le vide qui pourra alors "voir" et donc aimer l'illusion personnelle ainsi purifiée et devenue toute impersonnelle.

Tout est résumé par la surface du lac qui tout à fait lisse reflète l'espace vide des étoiles... Tel est notre mercure.

Tout ce qui est construit doit être déconstruit pour être ce qu'il ne pouvait pas être en étant. Cela nous mène au but qui n'est autre que le dévoilement de la conscience, soustraite au monde parce que pour être "personnel" il faut s'oublier pour vivre une illusion propre.

La conscience souhaitant s'exprimer dans le domaine du "personnel" décide un jour de se révéler et d'être, tel quel, sans artifice, et ceci car les expériences-illusions lui ont donné conscience de sa conscience, et l'amène par cette force à s'ouvrir.

Pour le "personnel", c'est comme suivre le guide de l’Être pour exister uniquement Selon lui car seul lui est. La conscience qui est est lumière, voir c'est aimer et aimer c'est éclairer le monde.

Comme les être vivants sont expression de la MÊME conscience, Être c'est leur permettre de voir leur propre source de lumière-conscience qui est la MÊME que la sienne et ainsi leur offrir la possibilité d'accepter PLUS de lumière-conscience en eux. Ainsi font les enfants pour leurs parents qui vivent dans leur propre temps. Ainsi font les grands-parents pour les enfants que la vie oblige à se former et donc se réduire. Ainsi fait la vie Infiniment en mouvement pour tout ce qui est Figé. Ainsi fait l'amour pour ce qui ne peut plus aimer.

Tout est occasion d'accepter quand la peur est absente et fondamentalement l'acceptation totale est l'être immanent. Le courage d'accepter ce qui Est ne peut être que le résultat d'un détachement total de la matière, de l'illusion et de ce qui fondamentalement n'est pas... c'est-à-dire l'identité liée à une vie personnelle qui doit apprendre, ... "moi".

Le "moi" est une projection de "soi", comme la lumière au travers d'un vitrail. Le vide est le fond et le socle de toute existence et le vide n'est pas une absence d'être, c'est ce qui au contraire transparaît dans les moments où l'on est plein de vie car c'est alors que l'on voit simplement ce qui est.

Ce qui est peut être vécu comme horrible, néfaste, ou magnifique, positif... La conscience qui voit le vécu en est de toute manière naturellement détachée, elle voit simplement. Mais si l'on empêche à ce qu'elle voit le vécu véritablement, alors on est condamné à rester bloqué dans le vécu par un attachement à un "bloc d'expérience" ou "un moment", une durée de temps composée et créée par le vécu, selon son existence.

Ainsi je vois ce qui est et j'agis, sans réagir au vécu mais en étant guidé par l’œil de feu de la conscience qui choisit. Ainsi je ne fais pas "en réaction" mais je fais "ce qui doit être fait en conformité à la conscience", ce qui parfois est totalement contraire aux influences extérieures qui veulent faire aller dans un autre sens.

Lorsque j'accepte, je vois, je suis... Je prends toujours conscience par cet acte - un acte d'amour pour l'univers.
C'est Toujours le cas. Ce qui s'exprime souvent dans une "recherche du mystère de la vie" est aussi une "recherche de comment Voir" et donc une "recherche de soi pour que le soi puisse voir et donc aimer et ainsi être ce mystère".

Pourquoi ne l'est-on pas ? Parce qu'on ne le peut pas. Pourquoi ? Parce que la connaissance de soi fait défaut. L'éloignement entre l'individu et le monde est le MÊME que l'éloignement entre l'individu et lui-même car sous l'écorce il Est ce qui Est. Ce qui Est est Un.

La seule chose qui à ce niveau est faisable est de Voir le monde et par cet acte c'est Soi-même qui verra le monde, car rien d'autre que Soi ne peut Voir. Décider de Voir la création est donc "un appel" vers soi, qui alors transparaît en Voyant.

Il y a donc un mystère, si ce qui est vu est aimé de ce qui voit, et que nous décidons ou non de Voir, - d'aimer - c'est que fondamentalement l'Univers a BESOIN de voir pour être et a besoin de nous que nous aimions.

Ainsi la Conscience est l'univers et l'univers est la Conscience, leur lien d'amour est le point central.

La lumière est une expression de la conscience qui s'unit à la conscience, l'obscurité est une expression de la conscience qui s'annihile - se fond - dans la conscience. Ce mystère est inexprimable.

De l'existence de 2 états de la matière "corporelle", "haut voltage" et "bas voltage".

L'état qui est appelé "spirituel" et auquel on fait référence comme tel est un état de "reliance" qui dépend uniquement de l'énergie individuelle.

Le degré de conscience et donc de perception est un état énergétique. Il existe dans le corps différents niveaux d'énergies, qui par leur inadéquation empêche l'écoulement de l'énergie universelle.

C'est donc ultimement l'âme qui choisit son expérience dans le monde de par la présence/l'activité dont elle témoigne dans un véhicule corporel.

La présence de l'âme - ou son absence - fait varier le "voltage" énergétique. Un "voltage" énergétique bas est souvent lié à une attitude destructrice, négative et prédatrice. Un "voltage" haut donne une attitude créatrice, positive ou donatrice.

Le "voltage" est la "vibration" qu'émet notre instrument corporel qui comme un instrument de musique est composé de 7 fréquences (7 cordes).
Lorsqu'un individu est "connecté" au divin, il n'existe plus comme tel, sa "mélodie personnelle" cesse. Les 7 fréquences se fusionnent, comme les 7 couleurs deviennent du blanc.

Plus le "voltage" est intense, plus les défauts et blocages sont apparents : ils empêchent l'énergie de couler, d'imprégner, de s'installer.

Un défaut s'exprime par un état d'esprit de "préoccupation" qui ensuite forme l'expérience de "l'occupation". La "préoccupation" entraîne la limitation/le contrôle des sensations, sentiments, pensées, et donc de l'énergie qui est à l'origine de ces sensations, sentiments, pensées. Les préoccupations sont un effet du karma, c'est à dire du bagage de l'individu.

Les préoccupations ne sont pas un effet des influences extérieures mais un effet de la façon de percevoir les influences extérieures. Elle dépendent de l'état d'esprit et de conscience. C'est le "passé", le "karma", qui gouverne la perception des évènements extérieurs, et donc la préoccupation.

Quand un enfant nait il est en mode "haut voltage", la configuration et la nature des expériences va ensuite interagir avec le degré de présence/absence de son âme, ce qui va aboutir à une personnalité qui s'agence et se structure jusqu'à se "verrouiller", ou se "figer", se "fermer", en étapes à partir de 7, 14 et 21 ans.

Un "type" de personnalité se forme avec ses "points de vue" et son "attitude" envers le monde.

Le processus spirituel demande l'éclatement des "verrous" de ces paliers successifs, ce qui implique une réintégration des expériences qui ont construit l'édifice de l'individu.

La réintégration - le fait de revivre, de se réapproprier - ces expériences permet à la conscience de les "traiter" d'une autre manière, ce qui "défige" la personnalité et permet à une autre configuration - plus limpide, vertueuse, etc - de se mettre en place.

Nous sommes une construction composée d'expériences vécues d'une certaine manière, qui produisent des liens profonds. Revivre les expériences avec dénouement des liens, ouvre la "fenêtre du présent" (cf. Mouravieff, "Ecrits sur Ouspensky, Gurdjieff et sur la Tradition ésotérique chrétienne" http://www.amazon.fr/Ouspensky-Gurdjieff-Tradition-%C3%A9sot%C3%A9rique-chr%C3%A9tienne/dp/2844545661/ref=ntt_at_ep_dpt_2)

La logique est simple, plus les expériences "conditionnent" une personnalité, moins la conscience peut "choisir" une autre voie que celle proposée par l'environnement.

Dans un cas, la personnalité est plus forte et les influences extérieures décident du destin (la "loi générale"), dans l'autre cas, l'âme est plus forte et les influences extérieures sont sans effet. En effet, comme l'âme est ultimement à l'origine de l'environnement -un environnement partagé par les âmes qui y vivent-, de par sa perception de celui-ci, une action réelle est possible, influant sur le destin.

Il s'agit donc d'une réorganisation volontaire de la façon dont l'être est lié à l'énergie (l'univers).

Ce processus est intérieurement demandé lorsque la présence de l'âme est naturellement intense, car le degré d'expression qu'elle demande (on épanouissement) dépend de la clarté/l'obscurité de la personnalité. L'âme peut se trouver inconfortable dans une personnalité inadaptée.

Le "haut voltage" est une harmonie, une adéquation des 7 fréquences de nos centres énergétiques dont l'ensemble forme une unité qui peut (ou non) entrer en résonance avec la fréquence profonde de l'univers (qui est en soi "don" ultime). Une résonance obtenue est ce qui est appelé "nirvana".

Il va de soi que la moindre imperfection de "l'instrument" empêche/contrarie la résonance. La progression individuelle est perceptible par la fréquence, la durée et l'intensité de la résonance. Une rectification s'opère.

Tel que le décrit Mouravieff, la progression s'opère par "paliers" formant un "escalier". (Gnosis t1, p.274)
Ce spécialiste de l'ésotérisme chrétien décrit 7 étapes à la progression, délimités par 3 seuils (une octave), ouvrant sur ce qu'il appelle "la Voie".

Au départ, la personnalité (l'expression de l'âme dans le véhicule associé) est "anarchique". La capacité à capter le "haut voltage" qui est ultimement "amour" se fait uniquement selon le hasard des circonstances.

Ainsi au départ l'insatisfaction envers l'état de "hasard" provoque une "séparation" d'avec la vie (l'ensemble des influences extérieures).

Dans le cas des préadamiques (cf. http://bouddhanar.blogspot.fr/2011/05/le-racisme-esoterique-de-mouravieff.html ) , l'absence des "fréquences" nécessaires pour obtenir l'état de "haut voltage" n'existe pas. De ce fait l'insatisfaction envers la condition de "hasard" ne s'exprime pas, sauf dans une logique de domination/pouvoir.


Le franchissement du premier seuil qui ouvre la "quête spirituelle" génère d'abord une rétrospective intérieure du "film" de sa vie.

Puis trois paliers surviennent avant d'arriver au deuxième seuil. Le premier palier consiste à détecter certaines fréquences manquantes de soi (aspects de la personnalités, polarités masculines/féminines, etc)

Le deuxième palier consiste à faire vibrer ces fréquences (appropriation des aspects manquants, découverte d'aptitudes insoupçonnées).

Le troisième consiste à la fusion, entre la personnalité maintenant développée/complétée et le "fond de l'être", "l'âme". Cette fusion ou adéquation forme une unité qui relie l'inférieur (personnalité) et le supérieur (l'âme).

Le lieu de la fusion est ce que Mouravieff appelle "centre magnétique". Il se situe au niveau du plexus solaire. (cf. l'exercice de répétition/sensation de "je suis" proposé par Gurdjieff dans "La vie n'est réelle que lorsque "Je suis")

Après l'insatisfaction envers l'état de "hasard" qui provoque une "séparation" d'avec la vie, apparait l'insatisfaction envers l'état d'impureté qui permet au hasard d'avoir un effet sur l'individu. Cela provoque une "séparation" d'avec soi-même. (cf. John Pentland, Exchanges within, questions from everyday life)

Dès lors l'individu est lié au supérieur (son innocence, sa beauté, sa créativité, bref sa conscience) n'a plus besoin des structures rigides de la morale pour guider son comportement, car elle est remplacée par "l'action de son for intérieur", dont le rayonnement permanent détermine ce qui est intuitivement juste et injuste.

Pour Gurdjieff, c'est ce qu'il appelle le passage à l'homme 4, qui est pas uniquement une personnalité mais aussi une âme/un canal pour l'âme.


Devenant "canal", l'homme 5 est placé devant lui-même et c'est l'apparition du deuxième seuil, l'homme 5. Le deuxième seuil marque une étape de purification totale (décapitation de la Gorgone), qui s'accompagne d'une "mort intérieure" très proche d'une mort physique. La mort est l'allégement nécessaire mais advient à la suite d'un parcours qui trouve son aboutissement dans l'abandon de soi.

L'individu maintenant relié à son âme de façon permanente a payé ses dettes karmiques, c'est une étape de transfiguration.

Le deuxième seuil est ce qui est appelé en ésotérisme "deuxième naissance", car la purification reproduit l'état de non-configuration qui est celle du nouveau-né. Désormais la personnalité sera remodelée selon les besoins car elle devient fluide. Le charbon peut devenir diamant, pourpre (pur du pur).

Advient alors le "haut voltage" qui est en soi une utilisation de la force sexuelle à d'autres fins que la "loi générale" : maintien de la personnalité (l'espèce) et reproduction.

L'individu ne peut plus alors être "troublé" (comme se trouble la surface d'un lac, cf. Eckartshausen), car le reflet de l'âme élimine l'aspect négatif égoïste et destructeur propre au corps physique.

La personnalité devient "malléable", "liquide", pour l'homme 4 et au deuxième seuil "gazeuse".

La progression du deuxième seuil au troisième qui marque la fin de la quête sur le plan terrestre consiste en une progression, une augmentation de la luminosité de l'âme, maintenant qu'elle est présente sur un terrain favorable à sa croissance.

En résumé, le parcours du premier seuil au deuxième seuil est un parcours pour défaire le négatif (se détoxifier) et revenir à l'état de naissance.
Le parcours du deuxième seuil au troisième seuil est un parcours de croissance de l'âme (l'homme 5 à 6 et 7.)

L'homme 6 devient "conscient" et à la dernière étape les forces sexuelles sont totalement redirigées vers l'âme, c'est le "baptême du feu", la sublimation du sexe" (cf. "Ainsi, le cercle se referme", p.281, gnosis) C'est l'installation de l'état d'énergie "haut voltage".

L'état de vibrance obtenue est pareille à la lumière d'une ampoule qui scintille, puis s'allume d'un coup à pleine puissance.
Se "caler" sur cette puissance n'est possible qu'avec le second corps composé de matière subtile et qui croit du deuxième au troisième seuil. Le corps de matière dense est une coquille qui s'ouvre au troisième seuil, offrant la liberté à l'âme.

La progression alchimique noir, blanc et rouge a la même signification. Le noir c'est le "défaire", du premier au deuxième seuil, le blanc c'est le "purifier" et "croître" du deuxième au troisième seuil, et le rouge est l'activation de l'âme.

Le nombre de personnes ayant traversé ces étapes déterminera notre capacité à vivre dans un environnement positif ou non et donc, l'influence ces énergies de nos âmes est aussi notre futur.

Références :

* Mark Hedsel, The Zelator
* Jeanne de Salzmann, The reality of being
* Ravi Ravindra, Heart without measure

Moins l'esprit est préoccupé, donc plus il est libre, plus il est attentif, donc plus il est apte à être ce qu'il est en suivant une ligne de temps qui lui est propre.

Et de toute évidence ce doit être une paix profonde venue de la foi qui génère l'amour.
La possibilité même de l'amour est donnée par la connaissance. La connaissance libère.

De mes oreilles je sonde le fond de l'océan
De mes yeux je sonde le fond du ciel

Comment veux-tu voir le fond de l'eau si tu ne cesses de la remuer ?