Il n'est aucun empire humain, Au dessus de moi je ne vois que des oiseaux de mer.

31 janvier 2011

'Yet, whatever the cause, I am more foolish than that Old Man of Goethe, for I am prepared to reveal to you the fourth secret. . . The fourth secret is love. If you truly love, then you cannot ask the wrong questions. If you truly love, then the organs of growth, such as the Third Eye, will unfold in their own way. Love is itself a way of initiation. Love teaches one how to look at the world.

Hedsel / The Zelator

Le monde regarde le dormeur

Même s'il ne le voit pas
Le ciel enrobe la terre
Même si la terre le rejette

19 janvier 2011

Ignorance is the mother of [all evil] Ignorance leads to [death, because] those who come from [ignorance] neither were not [are] nor will be. [But those in the truth] will be perfect when all truth is revealed. For truth is like ignorance. While hidden, truth rests in itself, but when revealed and recognized, truth is praised in that it is stronger than ignorance and error. It gives freedom.


The word says, "If you know the truth, the truth will make you free." Ignorance is slave, knowledge is freedom. If we know the truth, we shall find the fruit of truth within us. If we join with it, it will bring us fulfillment. (...)

Everyone who enters the bedchambers will kindle the light. This is like mariages that occur [in secret and] take place at night. The light of the fire [shines] during the night and then goes out. The mysteries of that marriage, however, are performed in the day and the light, and neither that day nor its light ever sets.

If someone becomes an attendant of the bridal chamber, that person will receive the light. If one does not receive it while here in this place, one cannot receive it in the other place.

Those who receive the light cannot be seen or grasped. Nothing can trouble such people even while they are living in this world. And when they leave this world, they have already received truth trough images, and the world has become the eternal realm. To these people the eternal realm is Fullness.

This is the way it is. It is revealed to such a person alone, hidden not fect day and holy night.

The Gospel According to Philip

18 janvier 2011

Jeanne de Salzmann - Poème

Je suis là, vivante, et autour de moi existe l'univers entier,
La vie qui est autour de moi est en moi – Je ressens cette vie universelle –
La force de l'univers derrière moi –
Autour de moi des forces existent et je suis parmi elles –
Je me sens exister –
Tout m'y aide –
Même le coussin sur lequel je suis assis m'aide –
Je me sens une partie du monde qui m'entoure –
Je suis là, éveillée à ce que je suis
Et je vois que c'est là la chose la plus importante : être –
Je le sais, maintenant –
Et maintenant je le sais, je reste en relation avec tout ce qui m'entoure,
Il n'y a pas avant, ni après. Il y a la vie même
J'ai l'impression de sortir d'un rêve.
Tout est réel –
Je me sens libre et calme –
Dans cet état où je ne cherche pas, je ne désire pas, … je n'attends rien que ce que je suis en cet instant
Je saurai alors comment je suis là et pourquoi je suis là

Jeanne de Salzmann

15 janvier 2011

Bai Juyi

The bloom is not a bloom,
The mist not mist.
At midnight she comes,
And goes again at dawn.
She comes like a spring dream - how long will she stay?
She goes like morning cloud, without a trace.

13 janvier 2011

De La Barca

SIGISMOND. Il dit vrai. — Réprimons donc ce naturel farouche, ces emportements, cette ambition, pour le cas où je viendrais encore à rêver. Il le faut et je le ferai ; puisque je suis dans un monde si étrange que vivre c’est rêver, et que je sais par expérience que l’homme qui vit rêve ce qu’il est, jusqu’au réveil. — Le roi rêve qu’il est roi, et il vit dans cette illusion, commandant, disposant et gouvernant ; et ces louanges menteuses qu’il reçoit, la mort les trace sur le sable et d’un souffle les emporte. Qui donc peut désirer de régner, en voyant qu’il lui faudra se réveiller dans la mort ?… Il rêve, le riche, en sa richesse qui lui donne tant de soucis ; — il rêve, le pauvre, sa pauvreté, ses misères, ses souffrances ; — il rêve, celui qui s’agrandit et prospère ; — il rêve, celui qui s’inquiète et sollicite ; — il rêve, celui qui offense et outrage ; — et dans le monde, enfin, bien que personne ne s’en rende compte, tous rêvent ce qu’ils sont. Moi-même, je rêve que je suis ici chargé de fers, comme je rêvais naguère que je me voyais libre et puissant. Qu’est-ce que la vie ? Une illusion. Qu’est-ce que la vie ? Une ombre, une fiction. Et c’est pourquoi le plus grand bien est peu de chose, puisque la vie n’est qu’un rêve et que les rêves ne sont que des rêves.


Si tout cela n’est qu’un rêve, si tout cela n’est que vaine gloire, quel homme, pour la vaine gloire de ce monde, perdra ainsi follement une gloire divine ? Est-ce que le bonheur passé n’est pas un rêve ? est-ce qu’en se rappelant les plaisirs qu’on a goûtés, on ne finit pas toujours par se dire à soi-même : j’ai rêvé tout cela ?… Eh bien ! puisque voilà mes illusions tombées, et puisque je suis désormais convaincu que le désir n’est chez l’homme qu’une flamme brillante qui convertit en cendres tout ce qu’elle a touché, — poussière légère qui se dissipe au moindre vent, — ne pensons donc qu’à ce qui est éternel, et à cette gloire durable où le bonheur et la grandeur
n’ont ni fin, ni repos, ni sommeil…

9 janvier 2011

Deux choix, pas un de plus

Préserver son moi et mourir avec lui
Abréger son moi et survivre à lui
Chaque partie de soi qui lui est liée mourra avec lui
Avoir surmonté la mort en une vie est le désir de l'esprit
Tout lien non rompu sera revécu
Afin que l'esprit disperse toute trace de mort

La réalité est imperceptible, subtile et légère

En parler la profane à jamais
La manifester corrompt sa nature
L'exposer est le plus grand des torts que l'on puisse jamais se faire
Le don du ciel interprété par un fou répugnerait à tous

Tous les péchés ont pour cause un manque de Foi

Le manque de Foi a pour cause la perte de l'innocence
La perte de l'innocence a pour cause une faiblesse d'âme
Une faiblesse d'âme est une faiblesse d'amour
Une faiblesse d'amour a pour effet la mort
Les grains de lumière semés dans la matière seront récoltés
Ainsi pour se développer faut-il passer inaperçu

L'Etoile est la porte dans l'obscurité

Elle seule est vraie
Tout le reste est faux
Tout le jeu consiste à lancer la flèche au centre de l'astre
A rectifier peu à peu
Pour l'atteindre et par le fil l'amener à soi, la placer en son centre
La nourrir du vide immobile
Eblouir chaque parcelle de soi pour repousser toute obscurité
Jusqu'à étendre ses limites à l'inconnue union
Ou les champs de l'Etoile

Le jeu tue l'ile et l'aile par un noeud et un voeu.

L'énergie de l'enfant au réveil

Est la notre... si nous sommes
Un enfant au réveil
L'énergie nous est donnée
Elle va comme la rivière
Ce n'est pas à l'eau d'être la terre
Ni au feu d'être l'air
Vois comme elle va vite
Elle est le Bien

8 janvier 2011

La certitude de la mort n'admet pas l'incertitude du "moi".

L'enfant dit tous les jours : Quelque chose de fantastique va arriver!


Le jour où cela s'arrête, tout s'arrête.

Le rôle des parents est de maintenir cette sensation jusqu'à ce que l'enfant puisse lui-même la créer.

6 janvier 2011

Remords de conscience

Le soleil est aussi le sol, ce sur quoi l'on se tient. Tout le monde sait à quel point il est difficile de s'appuyer sur une vive lumière brûlant tout ce qui fait obstacle à son passage.


La fontaine se divise en deux,
L'eau nourrit l'inconscient, l'imagination,
L'eau nourrit le conscient, la peur,
Mais une fontaine qui rejoint l'étoile,
L'étoile lui tend la main,
Un fil indestructible se noue entre le ciel et la terre

5 janvier 2011

La pierre n'est pas la pierre,

L'arbre n'est pas l'arbre,
L'homme n'est pas l'homme,
L'ange n'est pas l'ange,
Mais tous, ils sont Un,
En Un, ils sont tous,
Impressionné et pressé par la pression,
Du tous sur le Un,
C'est encore une marque que je suis.

4 janvier 2011

Chaque expérience laisse une impression, imprime sur la toile un motif et une coloration,

Le présent est l'addition de toutes ces colorations, ces distorsions,
Qui au fur et à mesure forment un mur, un nœud, une ramification,
Dirigeant et incluant l'être dans un faisceau d'expérience,
Qui à son tour, assombrissent de plus en plus la coloration,
Jusqu'à ce que l'être se disperse et disparaisse,
De plus en plus dans le temps, de moins en moins dans le présent.
Lorsque la sève ne parvient plus aux branches les plus éloignées de l'arbre, elles périclitent.

3 janvier 2011

Maintenir l'attention, c'est comme taper en cadence avec un petit marteau jusqu'à ce que vole en éclat le mur vitreux de la "réalité".
Il suffit d'une fissure pour qu'une bourrasque s'engouffre.
Et avec obstination cela ne peut que réussir.

Quelle situation des plus déplorables dans laquelle l'homme est,

Que de ne connaître ni sa "conscience" ni son "inconscience",
C'est-à-dire : rien.

Avec les yeux de la conscience l'homme regardera ce qu'il ne soupçonne en lui,
Connaissant l'obscurité elle lui révélera la lumière, comme le ferait un miroir,
Et tout lui sera dévoilé.

2 janvier 2011

La totalité de moi-même m'échappe. Où vais-je la trouver ?

Qui suis-je, lorsque je dors ?
L'être à naître se réfugie dans la sécurité du jour, dormant tandis que je vis,
Il semble jouer des expériences et des bribes d'informations qu'il reçoit.
Car il n'est pas encore né. Il est inexpérimenté.
Cet enfant couvé et nourri de quintessence ne se reconnait pas dans les lois de ce monde.
Mais il n'est pas apte à se déplacer dans l'autre.
Je l'ignore, il m'ignore, nous sommes reliés. Sans lui, je ne suis rien, mais sans moi, sa croissance ne peut être menée à bien.

1 janvier 2011

Strange life of Ivan Osokin

"Then what did he mean?"

"I think he meant that the future has already been, and that nothing really exists, that everything is a dream and a mirage.

Sometimes I understand this very clearly. Don't you feel the unreality of all this?" Osokin makes a sweeping gesture with his hand. "The forest, the water, the skynone of it exists, you know.

There have been days when I felt that everything was becoming transparent, so to speak, and might disappear at any moment. Just like this: you see everything around you, you think that it exists; you shut your eyes, then you open them and there is nothing.

Réduire sa vie peu à peu

Retirant des souvenirs la charge qui les maintient en vie
Jusqu'à en faire un tout cohérent
Sec et léger
Tenant dans le creux de la main
Refermer la main sur sa vie
Pour qu'elle ne puisse jamais s'envoler
Cela a pour nom : l'art de clore

Un jour de brouillard

Je ne vois pas le soleil
Mais je sais qu'il existe
Car sans lui je ne pourrais pas voir cette illusion

Du 3 au 2, du 2 au 1.

Une division polarise tout autour d'elle, la vie, la mort, et l'être entre les deux.

Cette vision se résume à une simple question :
- Aime-t-on davantage l'énergie insondable à la racine de la conscience,
Ou la conscience elle-même qui dépend de cette énergie ?
Une orientation augmente et nourrit,
L'autre diminue et affame.
Ce choix nous sauve du tourbillon formé par l'interaction des deux polarités de l'univers,
Notre incertitude et notre indécision.
Notre temps.

Nous sommes nos souvenirs.

"Nous" est l'ensemble de conscience minime qui forme le "moi" guidé par les impressions qui nous ont marqué. Nous sommes une ombre "imprimée" et "marquée".
Ainsi la mort nous débarrasse de tout ce que nous sommes,
Si nous avons appris à être autre chose qu'un souvenir.

Imaginez visiter une contrée lointaine, faire un long voyage,

revenir enfin au point de départ - et :
L'avoir fait les yeux bandés.
Quelle valeur inestimable a-t-elle été mise de côté ?
Venir en ce monde est comme visiter une contrée lointaine,
Une ancienne maison abandonnée, sombre et poussiéreuse,
Dans laquelle nous sommes la seule goutte d'eau,
La seule attention et la seule volonté capable de lui donner vie.